
Judith Jodoin – 1ère année
Une nouvelle technique, les autopsies sans scalpel, fait son apparition dans les centres de radiologie du Québec. Cette procédure qui se répand rapidement à travers les régions permet aux centres hospitaliers de collaborer avec les morgues de la province.
L’autopsie virtuelle consiste à scanner le corps du défunt avec une machine nommée densitométrie, qui est utilisée dans les départements de radiologie. Cette méthode devient plus courante dans certains hôpitaux qui sont contactés par le coroner. Les départements de radiologie regardent donc si leurs horaires permettent d’accueillir cette nouvelle procédure et si les technologues, soit les personnes traitantes, sont intéressées.
En vigueur depuis 2016, cette pratique a commencé à l’hôpital Hôtel-Dieu de Lévis ainsi qu’à l’institut de Cardiologie de Montréal. Depuis quelques années, elle s’est répandue dans d’autres centres du Québec. Cette expansion permet à chaque région d’obtenir son propre centre et d’assurer une meilleure accessibilité à travers la province. Le développement provincial évite aussi les déplacements des corps jusqu’aux centres principaux de Québec et Montréal.
Les autopsies sans scalpel amènent plusieurs bienfaits, dont une rapidité de traitement du dossier et de réponses. « L’avantage de faire une autopsie virtuelle, c’est le temps et le déplacement du corps, n’a pas besoin d’être déplacé à la morgue à Québec. Le corps est parti moins longtemps, la famille peut y avoir accès plus rapidement », explique la technologue en imagerie médicale au centre hospitalier d’Alma, Cynthia Claveau. Cette technique aide aussi les morgues, explique une technologue en imagerie médicale à l’hôpital de Charles-Le Moyne, Audrey Deguire. « Les coroners sont beaucoup en retard concernant les autopsies normales, donc on a commencé à faire les autopsies virtuelles pour les aider à diminuer les accumulations. »
Les technologues en radiologie doivent ajouter une procédure sur les machines de traitements, selon Mme Deguire : « On a fait mettre un protocole dans le scan pour cet examen-là, pour que tous les facteurs techniques soient ajustés en conséquence pour avoir la meilleure qualité d’examen possible. »
Les autopsies virtuelles se déroulent durant la nuit ou tôt le matin. Cela permet de ne pas déranger les horaires des patients qui ont besoin de traitements avec la même machine. Un corridor doit aussi être mis en place pour éviter le contact entre les patients et le corps des défunts. Si le corridor n’est pas isolé, des mesures doivent être mises en place, explique Mme Claveau : « On doit installer des paravents, des rideaux pour que le monde ne voit pas le corps se promener. »
