
Kyle Fournier – 1ère année
Hockey Québec a modifié ses classes d’âges pour l’an prochain dans le but de mieux correspondre au parcours scolaire. Les formations de hockey junior en région devront s’adapter pour continuer d’avoir une équipe compétitive.
Hockey Québec a opté pour l’ajout d’un niveau, le m19, visant les joueurs de 17 à 19 ans pour arrimer les jeunes étudiants collégiaux. De plus, la catégorie m22, appelée Junior, a vu ses critères d’âge être modifiés. À partir de l’an prochain, uniquement les jeunes âgés de 19 à 21 ans pourront jouer à ce niveau et il n’y aura plus de restrictions concernant le nombre de joueurs de 21 ans dans une équipe. Selon Hockey Québec, ces modifications sont la suite des recommandations de 2023 du Rapport du Comité québécois sur le développement du hockey au Québec.
En région, le nombre d’inscriptions était déjà faible avant les changements. Pour une membre du conseil d’organisation du Junior B de Disraeli, Kim Côté, la situation est critique. « Le Junior AA (nouvellement appelé Junior B) ça prend des bonnes habiletés, du patin et puis forcément, il y a des mises en échec, donc il faut une bonne tolérance physique », explique-t-elle. Le choix des joueurs, qui était déjà difficile auparavant, se compliquera alors pour la prochaine saison. Pour elle, ces règles constituent une « menace » pour le hockey dans les régions déjà en « carence » de joueurs.
« Ça fait deux ans qu’on a de la difficulté, avec ces changements, ça sera encore plus difficile d’être une équipe compétitive l’an prochain », dénonce l’entraineur du Junior D de la région de Thetford, Zack Martin. « Souvent les joueurs de 21 ans sont plus dominants, plus il y en a dans une équipe, plus l’équipe sera dominante », poursuit-il. Les grandes villes ont accès à un plus grand nombre de 21 ans ce qui, selon M. Martin, devient un avantage face aux équipes régionales.
« Quand tu perds un peu de compétitivité, c’est là que les petits coups vicieux sortent parce que les joueurs sont frustrés de perdre », s’inquiète Mme Côté. Elle rappelle que le hockey est un sport et qu’il n’est donc jamais plaisant de voir des joueurs se blesser. Au niveau Junior, c’est encore plus le cas puisque que plusieurs de ces joueurs sont sur le marché du travail. Il n’est donc pas super de subir une blessure alors qu’on travaille le lendemain matin.
