Tik Tok, Instagram, Snapchat bannis pour la rentrée scolaire 2026 en France 

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Salle de classe, cégep de Jonquière (Photo : Maëlys Dihili)

Maëlys Dihili – 1ere année

Violence, complexes, insomnie sont des effets néfastes des réseaux sociaux. En début d’année, la France a adopté une mesure pour les bannir aux jeunes de moins de 15 ans pour septembre. 

Une étude de l’Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique (ARCOM) indique que 66 % des moins de 13 ans ont accès à des réseaux sociaux. Cependant, la création d’un compte est fixée à 13 ans avec une autorisation parentale. Sans cette autorisation, elle passe à 15 ans. 

Cette exposition précoce les confronte à plusieurs risques. Le cyberharcèlement est le danger le plus important. Ces réseaux sociaux comme Tik Tok et Instagram « deviennent une cible facile pour les agresseurs d’atteindre d’autres adolescents en dehors du milieu scolaire », affirme une psychologue, clinicienne et psychothérapeute, basée à Lyon 3, Océane Guillaumond. 

Elle insiste sur une différence entre le harcèlement et le cyberharcèlement avec les réseaux sociaux « Il ne laisse aucun répit à leurs victimes. » 

Les adolescents font aussi face à la violence et la haine. En effet, il est simple de créer un compte pour propager de la méchanceté envers les autres. Une enseignante d’anglais des 12 ans et des 15 ans dans un collège de Grenoble Deirdre Vogt déplore cette utilisation par ces élèves. « Cliquer, insulter derrière un écran devient facile. Ils ne se rendent pas compte des impacts sur la personne en face. Le lendemain en classe, on voit les dégâts de leurs comportements irresponsables. » 

Ils sont exposés à des propos sexistes, racistes, xénophobes. D’après Renaissance Numérique, 34% des jeunes de 11 à 18 ans sont soumis à des insultes sur le physique et à de la pornographie sur les réseaux sociaux. Plus de la moitié des contenus haineux « concerne les insultes sur la religion ou les prétendues races humaines ». 

En restant dans le milieu scolaire, les élèves perdent en concentration et mémoire. Ils sont habitués à des formats de vidéos très courtes face à un cours qui dure une heure. L’enseignante en anglais Deirdre Vogt confie « qu’aujourd’hui je ne suis plus capable de leur faire faire une activité de plus de 10 minutes sans qu’ils s’éparpillent ». 

Cette baisse de la concentration s’explique par une dépendance aux médias sociaux. Ils défilent des vidéos pendant des heures. Ces vidéos sont infinies et ciblées selon leurs goûts par des algorithmes. Le sommeil est impacté par le visionnage constant de contenu selon une étude de 2026 par l’Agence nationale de sécurité sanitaire (ANSES). 

Une psychothérapeute spécialiste des écrans, Sabine Duflo, explique que les plateformes sociales génèrent du stress et de l’anxiété. Les adolescents cherchent la popularité, les mentions j’aime et les abonnements. Ils veulent atteindre un idéal féminin ou masculin. Ils vont adopter des pratiques dangereuses comme la diète. Elle le théorise par la construction du « moi social » des jeunes. 

En France, la mesure suscite des débats entre interdiction et limitation. Le Sénat révise la mesure pour tendre vers une limitation. La Grèce rejoint la France pour interdire l’accès des réseaux sociaux aux adolescents pour l’année prochaine.

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