La culture, une chose du passé chez les jeunes  ?

Cégep en spectacle au cégep de Jonquière (Photo: Gabrielle Fortier)

Gabrielle Fortier , 1ère année

Les jeunes semblent de moins en moins intéressés par la culture d’ici. Selon Statistique Québec, 69 % des jeunes de 15 à 19 ans consomment sur des plateformes numériques du contenu qui provient de l’extérieur.

Selon Richard Cloutier, président de l’Association des Citoyens et Amis du Vieux-Sainte-Rose (ACAVSR), l’art demeure pourtant bien subventionné. Elle vise à préserver et à mettre en valeur le patrimoine du Vieux Sainte-Rose à l’aide de diverses activités. « En général, on touche davantage les gens d’un certain âge », dit le président. Le public cible est donc dirigé vers ces personnes. Il y a de la publicité sur les réseaux sociaux, mais elle n’est pas approfondie. Majoritairement, ce sont les affiches et les moyens traditionnels qui prédominent la promotion des activités, confirme le président d’ACAVSR. 

De nombreuses organisations ont pour but de promouvoir les activités culturelles chez les jeunes. Oxy-jeunes est un organisme basé à Montréal qui planifie des sorties culturelles ainsi que des spectacles pour les 12 à 22 ans. Elle a pour objectif de les soutenir vers l’âge adulte à travers leur expression de soi. Oxy-jeunes accompagne de 200 à 400 jeunes chaque année. Ils sont aidés par un artiste-mentor chaque mardi pour les guider dans leurs créations. Claire Péré, présidente d’Oxy-jeunes raconte : « Quand je suis arrivée, on était encore en pandémie. […] La majorité des jeunes n’en pouvaient plus des écrans […] et ils avaient vraiment envie de renouer avec les autres. Donc, je ne pense pas que les jeunes se désintéressent complètement de la culture ». Elle ajoute que l’art permet à la jeunesse de se sentir valorisée et de socialiser. 

Oxy-jeunes prône aussi l’implication des jeunes dans l’organisation. Le comité des jeunes d’Oxy-jeunes soumet des idées d’activités à la direction et sonde les participants pour récolter leur avis. La présidente souligne l’importance que les jeunes soient impliqués dans le processus du choix des activités culturelles. « Ils peuvent apprendre des compétences, apprendre à travailler en équipe, de collaborer […] de faire face à diverses opinions. Ensuite, ça permet que les activités soient à leurs images, puis que ce soit plus pertinent pour cette tranche d’âge. » Le plus important, reste de faciliter l’accès des jeunes à l’art et à la culture. « Il y a une envie pour la pratique artistique […] souvent, ça peut être couteux ; d’où l’importance pour nous de maintenir ça en accès gratuit », conclut Claire Péré.

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