
Marguerite Duchesne, 1ère année
Le Canada est de nouveau représenté à l’international dans une discipline d’art martial peu connue : le yoseikan budo. Après quelques années d’absence, il est maintenant prêt à participer au championnat du monde qui aura lieu à Paris en avril 2027.
L’équipe a rencontré certains défis dans les années 2019 puis, la pandémie a eu un effet dévastateur pour celle-ci. Le confinement a causé l’arrêt total de l’équipe qui s’est dissoute en 2020. Le Canada ne comptait plus parmi la trentaine de pays représentés dans le monde. En 2022, les entraînements du groupe ont repris, et après une année, le groupe a été officiellement reconstitué. Il y a à ce jour une quinzaine d’athlètes dans l’équipe.
« Il fallait faire quelque chose pour garder la motivation. Il fallait recommencer à compétitionner à l’international », déclare Marc Beaudry, l’ancien propriétaire de la fédération de yoseikan budo à Trois-Rivières. C’est cet élan de motivation qui a permis au club de revenir à la vie en 2023.
L’équipe s’est formée en 1995. C’est un sport récent, crée dans les années 60. Le yoseikan budo est officiellement reconnu au Québec seulement en 1993.
Cet art martial est un mélange de boxe, kick -boxing, judo, aïkido, jiu-jitsu et les armes. Les coups de poings, les coups de pieds, les projections et les immobilisations sont appris tout en gardant l’esprit respectueux des arts martiaux. « Le yoseikan budo est un ensemble de mouvements qui forment un tout, un crochet peut devenir une projection », explique Jean- David Bélanger, un sempai et entraîneur au dojo de La Baie. « On veut que tout le monde puisse retourner au travail, les coups sont contrôlés. Oui ça cogne, mais les combattants sont protégés et c’est accessible à tout le monde », ajoute-t-il.
Pour le maître Hiroo Mochizuki, conserver l’âme de ses racines était important. « Le but du maître était de garder l’esprit du samouraï. Il voulait garder les disciplines, les faire revivre pour ne pas qu’elles disparaissent », explique l’entraîneur, en parlant de l’histoire de Mochizuki qui a 90 ans à ce jour. « Ce sont ses fils Mitchi et Kyochi Mochizuki qui prennent la relève et qui sont très impliqués aujourd’hui », poursuit Sophie Brassard, sempai et entraîneuse au dojo de La Baie.
Au championnat, des pays comme le Luxembourg, la Tunisie ou l’Algérie seront présents. Au minimum une douzaine de membres de l’équipe nationale canadienne vont y être. Six catégories se dérouleront. Deux combattants par classe s’y rendent, ainsi que leurs remplaçants.
