Des employeurs pris au piège depuis l’abolition du PEQ

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Guillaume Tremblay, le président de l’Union des municipalités du Québec (Photo : Annabelle Roy )

Annabelle Roy, 1ère année

L’abolition du Programme de l’expérience québécoise (PEQ), le 19 novembre 2025, et la mise en place d’un nouveau programme nommé Programme de sélection des travailleurs qualifiés (PSTQ), met de nombreux employeurs et immigrants dans des situations instables.  

Le PEQ était une voie simple et relativement rapide à l’obtention de la résidence permanente au Québec pour les immigrants. Ce changement affecte directement des entreprises qui perdent plusieurs employés. Notamment, les régions sont affectées dans plusieurs domaines tels que l’hôtellerie, la restauration, le secteur manufacturier et plusieurs autres.

Après sa tournée du Québec pour voir les dommages causés dans les régions, le président de l’Union des municipalités du Québec, Guillaume Tremblay, explique qu’à « Thetford mines, l’industrie CIF Métal qui fabrique des BIXI et qui est annexée avec plusieurs entreprises est en réflexion de se relocaliser à cause d’un manque de main d’œuvre et partirait complètement du Québec. »

La situation est grave et le nouveau programme appelé PSTQ ne comble pas les pertes que la fin du PEQ cause. C’est pourquoi, « les immigrants sont arrivés au Québec avec les critères du PEQ et non ceux de la PSTQ. Ce n’est pas pour rien qu’on demande au gouvernement du Québec la clause grand-père pour les gens qui sont déjà ici », affirme M. Tremblay. La clause grand-père donnerait l’opportunité aux personnes qui étaient au Québec avant le 19 novembre 2025 de bénéficier des règlements du PEQ.

Il y a une cause sociale à ce problème. C’est ce qu’on observe à la Faculté de médecine vétérinaire de l’Université de Montréal (UdeM). Plusieurs professeurs se voient montrer la porte à cause du nouveau programme et de son fonctionnent, ce qui désavantage les professeurs de l’université.

La conseillère en immigration Samya Lemrini explique que « maintenant la PSTQ est un système de pointage plus systématique, car même si tu respectais les mêmes conditions que le PEQ tu n’es pas assurée d’obtenir ta résidence permanente. » Ce qui affecte les professeurs, c’est le nombre de points attribué selon leur âge.  Plus tu es près de 45 ans, plus ton nombre de points diminue. Cela rend leur processus à l’obtention du Certificat de sélection du Québec plus difficile, voire impossible.

Ce sont les enseignants qui souffrent, mais aussi leur famille. « J’ai des professeurs qui sont venus ici et qui ont eu des enfants canadiens et qu’ils doivent maintenant quitter le pays », affirme Mme Lemrini. C’est pour des histoires comme celle-ci que les maires des municipalités du Québec ont créé le cœur bleu, un symbole pour montrer leur soutien à tous ces gens.

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