
Émilie Richard-1ère année
L’intelligence artificielle prend beaucoup de place dans notre société. Elle peut également impacter le monde des médias de façon autant positive que négative et elle provoque plusieurs inquiétudes de pertes d’emploi pour de nombreux travailleurs.
Frédérica Fortin Foster anciennement journaliste à Bell Média et maintenant journaliste à Radio-Canada, note que l’intelligence artificielle pose un problème dans la perte de certaines tâches et de certains postes. Son utilisation doit être faite de manière responsable pour ne pas nuire au travail de diverses personnes. L’augmentation de son utilisation pour la correction et la création amène également de multiples questionnements sur l’éthique et les droits d’auteur.
Puisque le travail est fait en partie par l’IA, la question du crédit donnée aux artistes revient énormément. « Je l’utilise pour trouver des synonymes et reformuler certaines phrases quand je suis pressée» , révèle-t-elle.
Des logiciels comme LALAL.AI sont utilisés par les créateurs pour faire de l’échantillonnage sonore, en d’autres termes pour isoler la voix d’une chanson par exemple. «C’est comme un outil de travail pour moi », explique Sophie Noël, productrice de la station Énergie 94.5 et de la station Rouge 96.9 au Saguenay-Lac-Saint-Jean. Mme Sophie utilise le logiciel quotidiennement pour améliorer ces publicités pour des évènements.
La base de données de l’intelligence artificielle n’étant toutefois pas complètement fiable puisqu’elle peut avoir tendance à se baser sur elle-même, et donc, sur des erreurs qu’elle répètera, Mme Noël met en garde sur son utilisation trop fréquente.
Malgré le côté positif de l’intelligence artificielle, elle entraine également son lot de points négatifs. L’un des côtés négatifs est qu’elle vole potentiellement le travail d’employés ou de futurs aspirants au monde des médias.
« Il y a déjà des coupures, on a déjà besoin de moins de gens pour faire ce que l’on fait. » Explique la journaliste. « La preuve, on va couper les caméramans et les journalistes vont être rendus vidéojournalistes», raconte celle qui se trouve maintenant obligée à filmer ses propres vidéos.
La perte d’emplois comporte certes moins de dépenses pour les patrons des chaines télévisées par exemple, mais elle peut également être accompagnée d’un manque flagrant de personne occupant le rôle de caméraman dans l’industrie des médias.
L’IA continue de semer le doute, chez les jeunes aspirants au domaine des communications, mais selon les intervenantes interrogées, le monde des médias ne sera pas affecté si l’utilisation de l’intelligence artificielle est faite de manière responsable.
