Beloeil, fierté canadienne en danse

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La danseuse Séléna Robert. (Photo: Aurélie Nuytten)

Aurélie Nuytten – 1ère année

Pour une troisième année consécutive, le studio de danse de Beloeil, Rockwell Family, représentera le Canada au World Hip Hop Dance Championship en envoyant ses troupes en Arizona aux États-Unis, le 25 juin prochain.

Le studio présentera deux troupes: I-Rock, dans la division Varsity (13 à 17 ans), ainsi que The Family, un Megacrew, composée de 10 à 40 membres.

Sélectionnées puis arrivées en Arizona, des troupes en provenance d’une cinquantaine de pays s’affronteront en trois étapes : le tour préliminaire, le tour des demi-finales, réservées à la première moitié des troupes précédentes, puis une finale réunissant les sept meilleures. 

Le Rockwell Family a déjà remporté l’or dans la division adulte en 2013. Pour Séléna Robert,  une danseuse à sa troisième participation, cette expérience est un avantage important « Nos entraineurs connaissent bien la compétition, ça fait longtemps qu’ils y vont, ils ont vu beaucoup de choses, ils savent quoi faire. »

Depuis septembre, les élèves suivent une préparation rigoureuse avec plus de trois entrainements par semaine. Leur été sera entièrement consacré à l’entrainement, avec trois heures de pratique par jour, de mai à aout.  Ce rythme exigeant a des effets sur le corps et l’esprit. À force de répéter les pratiques et de viser l’excellence, les danseurs doivent composer avec la fatigue, le stress et certaines blessures mineures. À cela s’ajoutent des tensions qui peuvent affecter la dynamique du groupe.

 « Dans les pratiques, la pression est vraiment plus présente, ça arrive que ça se pogne et qu’on se tape un peu sur les nerfs parce qu’on se voit souvent », explique Pierre -Étienne Desmarais,  qui en est à sa première participation.

Malgré ces défis, le Rockwell Family représente une forme d’encouragement pour lui. « C’est un studio qui nous pousse beaucoup ils savent ce que c’est de gagner des compétitions, d’avoir des médailles, de décrocher des bonnes places, donc j’ai vraiment confiance en eux. »

Pour plusieurs, la passion dépasse les difficultés « C’est un gros cheminement, mais le fait d’être sur la scène, de performer et de sentir l’adrénaline, c’est ça qui me motive et qui me donne le gout de danser », confie Séléna.

Cependant, cette compétition coûte cher. Le studio a organisé des moitié-moitié, un lave-auto, un marchethon et vendu de la marchandise et des bonbons lors de leur spectacle pour financer le voyage. Ces activités couvrent une bonne partie des dépenses, mais pas tout : l’hôtel, les billets d’avion et les jours sur place restent couteux. Les dépenses restantes sont assumées par les danseurs.


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