Le stress, ami ou ennemi ?

L’image actuelle n’a pas de texte alternatif. Le nom du fichier est : IMG_6055-scaled.jpeg
Émilie Tremblay travaille au service en psychosocial au Cégep de Jonquière. (Photo : Laure Sail)

Laure Sail – 1ère année

Pression des études, emploi du temps chargé, manque de sommeil, tous ces facteurs favorisent l’anxiété. Ce sont 85,7 % des élèves québécois en enseignement supérieur qui ressentent un stress modéré d’après le site ÉTS Montréal.

Cette peur ancrée dans la vie étudiante n’est pas toujours négative comme on a tendance à l’imaginer. Comme l’explique Arte, la plateforme culturelle européenne, le stress n’est pas si mauvais, il peut même être bénéfique. Pourtant, chez plusieurs étudiants, il est l’origine d’une vraie source d’angoisse. Il peut se manifester sous plusieurs façons : bégaiement, tremblements, transpiration excessive, maux de ventre, etc.

Mais ce n’est pas le cas de tout le monde. D’après ScienceDirect, certains élèves l’utilisent sous forme d’adrénaline. Une force qui les pousse à se motiver, à réviser avant un examen, à se concentrer et le plus important : à exceller dans leur domaine. Émilie Tremblay, exerçant dans le domaine du social au sein du Cégep de Jonquière, affirme : « Vivre du stress, c’est ce qui nous permet de nous protéger d’une menace ».

L’environnement influence directement le niveau de stress des élèves. La pression sociale, notamment en fait partie comme l’évoque Émilie Tremblay : « On demande aux étudiants de conjuguer différents rôles […] performer fonctionner, être bons ». Selon une enquête en ligne réalisée par Pamplemousse Magazine, 55% des étudiants déclarent ne pas se sentir à la hauteur de ce qui leur est demandé.

Un sujet qui est moins en moins tabou au fil de ces dernières années. Selon l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), le stress figure dans les principaux risques de la santé au 21e siècle. Des périodes plus surchargées que d’autres peuvent avoir leur importance. L’augmentation de demande d’aide ne fait qu’accroître selon Émilie Tremblay. Les étudiants consultent plus souvent les services psychosociaux en étant capables d’identifier leur nervosité comparée à avant où les étudiants consultaient sans en comprendre la cause. « Maintenant, on connaît les symptômes associés au stress, ce qui fait en sorte que les gens sont meilleurs à le reconnaître », explique le doctorant en neuropsychologie, Félix Duplessis-Marcotte.

Un phénomène incontournable dans la vie étudiante. Il est un allié, mais il peut également être nocif s’il est bien maîtrisé. Le stress est « simplement un marqueur d’importance, il faut juste apprendre à vivre avec », poursuit Félix Duplessis-Marcotte.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *