
Frédéric Beaudin – 1ère année
Depuis quelques années, au Québec, le gouvernement coupe dans le financement de plusieurs domaines pour soulager la dette de l’État. Les travailleurs et les étudiants du domaine des arts et de la culture numérique en subissent les conséquences, comme une difficulté grandissante à trouver un emploi dans ce domaine.
Dans le dernier budget du ministre des Finances Éric Girard, déposé le 18 mars dernier, le financement alloué aux arts et à la culture a quelque peu augmenté. Malgré cela, le problème reste de taille. Deux anciens étudiants du programme de post-production et production en ATM à Jonquière, Marilou Beaudin et Gopal Breton, partagent le même point de vue. Selon eux, la solution passe par plus de moyens.
« S’il y avait plus d’argent envers les arts et la culture, probablement qu’il y aurait davantage de projets intéressants qui verraient le jour », cite Marilou.
« C’est sûr que ça [le manque de fonds] apporte beaucoup de difficultés […] il y avait beaucoup de gens qui avaient de la difficulté à rentrer dans le domaine », explique Gopal en parlant de sa cohorte qui a gradué en 2021.
Gopal explique également qu’il faut développer son réseau de contacts et améliorer son portfolio pour pouvoir se démarquer. Cela l’a aidé à passer au travers de ces difficultés de financement.
Quelle place ont les réseaux sociaux dans tout ça ?
Les réseaux sociaux ont désormais un quasi-monopole chez les consommateurs des arts et de la culture, selon une enquête sur les pratiques culturelles menée par l’Institut de la statistique du Québec en 2024.
L’arrivée des réseaux sociaux dans nos vies a changé nos méthodes de consommation des arts et de la culture. Cette tendance est davantage vraie chez les moins de 34 ans. Selon Statistique Canada, 9 personnes sur 10 dans ce groupe d’âge utilisent régulièrement ces plateformes.
Malgré cela, Marilou et Gopal utilisent ces nouveaux outils à leur avantage.
« Je pense que c’est [les réseaux sociaux] indispensable dans ce qu’on fait surtout pour les photos et vidéos […] il faut montrer qui on est et quel est notre travail », dit Gopal qui utilise grandement Instagram pour exposer ses clichés.
« J’utilise souvent les réseaux sociaux pour apprendre des techniques sur mes logiciels et aussi pour faire des connexions avec des gens du domaine », explique Marilou. « Les réseaux sociaux, c’est un peu comme un portfolio personnel de ce que je fais », renchérit-elle.
