Les écoles plus vivantes sans les cellulaires

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Une étudiante passe du temps sur le réseau social TikTok. (Photo: Mathis Lambert)

Mathis Lambert – 1ère année

Les jeunes sont plus actifs sans les écrans. Socialisation, participation et implication, c’est ce qui se fait sentir dans les établissements scolaires depuis l’interdiction des cellulaires en août dernier.

« Sur l’heure du dîner, au lieu d’entendre le bruit de fond des cellulaires, les jeunes se parlent vraiment », se réjouit la technicienne en loisir de l’école secondaire Le Tandem à Victoriaville, Julie Dusseault.

Elle constate que les élèves ont maintenant de réelles conversations, au lieu d’être rivés sur leurs écrans. De nouvelles amitiés ont également vu le jour, puisque les adolescents sont poussés à entrer en contact avec leurs pairs. 

Quant à la participation aux activités, les étudiants répondent présent. Que ce soit dans les équipes sportives, les troupes culturelles ou lors des journées thématiques, la hausse de participants est notable. Selon l’élève de 5e secondaire à l’école Monique-Proulx de Warwick, Éliot Laroche, c’est une façon de passer le temps. « Maintenant, on est poussé à sortir de notre zone de confort pour découvrir de nouvelles choses. »   

Enseignant à l’école Monique-Proulx, Étienne Bergeron explique que les élèves mettent la main à la pâte. Ils contribuent à l’organisation des activités et s’impliquent dans le club des petits déjeuners qui a récemment été créé. Cela est une manière pour eux de rendre l’école à leur image. 

Des craintes face à l’inconnu

Même si la majorité des enseignants était favorables à la mesure, plusieurs appréhendaient de devoir faire de la gestion et des saisies de cellulaires. En fin de compte, ce n’est pas le cas. Les élèves respectent en grande partie la règle et certains commencent à y prendre goût.

De plus, un questionnement sur l’offre d’activités régnait avant la rentrée scolaire. « L’interdiction des cellulaires c’est la partie facile, ensuite, il faut éduquer les élèves à la technologie, et finalement, il faut rendre l’école intéressante », mentionne M. Bergeron. Ce n’est donc pas anodin que de nouveaux clubs aient vu le jour. Par exemple, une troupe d’humour, un club de mécanique et des plages horaires élargies pour les gymnases marquent l’offre bonifiée d’activités à l’école de Warwick. C’est une façon de combler les temps morts des élèves.

Un poison pour les jeunes

« Les écrans sont en train de scrapper le développement cognitif de nos jeunes », scande le professeur. D’ailleurs, les études de l’Institut national de santé publique du Québec vont en ce sens. Elles révèlent que passer plus de temps en ligne a de réels effets sur les adolescents. Cela augmente les risques de dépression, d’anxiété et de trouble du sommeil.

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